Triomphe de Neptune et d'Amphitrite, Constantine
Cette mosaïque
représentant le Triomphe de Neptune et de son épouse,
traditionnellement identifiée comme Amphitrite, vient de
Constantine, en Algérie, et se trouve aujourd'hui au Musée de
Louvre à Paris.
La composition est disposée en registres
successifs. Dans la partie supérieure, le couple divin est debout
sur un char tiré par quatre chevaux
Amphitrite est également nue : son
manteau rouge ne la couvre qu'à mi-
Deux putti, nus et
ailés soutiennent au-dessus du couple un grand voile rouge à
reflets roses gonflé en arc de cercle, qui transparaît
derrière les nimbes.
Le char est jaune, avec la partie
supérieure de la caisse en demi-cercle, bordée de noir. Les
différentes parties du timon sont visibles derrière les
coursiers. Les quatre chevaux marins, à la robe gris -bleu, sortent
de l'eau cabrés, en
A la partie inférieure du panneau sont figurés deux bateaux, barques par leur dimension, mais plus proches des voiliers par certains détails. Plusieurs bittes d'amarrage sont visibles le long du bordage, et un large pavois court le long de la coque. Deux putti sont à bord, l'un à l'arrière assis, qui tient le gouvernail. L'autre, debout à la proue, pêche à la ligne. Un second navire, à droite, très refait, porte deux putti mal dessinés.
Sous ce registre, deux putti nagent, appuyés
sur des dauphins. Chacun a les cheveux ceints d'une couronne
tressée rose et rouge et tient à la main une guirlande de
fleurs rouges serrée à chaque extrémité de
façon à former un pompon gris.
Le fond du tableau est
parsemé d'animaux marins et de poissons. La mer est
représentée par des traits chenillés
parallèles. Sous les deux navires sont dessinés les remous
du sillage, comme sous les nageurs et derrière les dauphins.
Détails
Cette mosaïque a été trouvée à Constantine
en 1842 sur la colline de Koudiat Ati, dans les restes de ce qui pourrait
être une grande villa, dans un oecus. Elle date du 1er quart du IVe
s.
La mosaïque entière fait 8 x 36 x 7,14 m. Le tableau
central figuré mesure 3,10 x 1,96 m.
Les tesselles ont 8 mm de
côté en moyenne. Pour le fond, on compte 225 cubes environ /
dm2.
Elle est aujourd'hui au Musée du Louvre. Les
mosaïques, déposées et transportées en France par
Delamare en 1845, furent offertes par le colonel Noël à
Louis-Philippe qui en fit don au Musée Royal. Elles sont
entrées au Louvre en 1845. La partie figurée fut
restaurée et exposée dans la galerie des Antiquités
africaines, puis dans le "Musée Africain" du Louvre. Elle est
actuellement exposée dans la salle des mosaïques. Le reste du
pavement est en réserve. Assez bon état de conservation
malgré des restaurations dans le détail. La mosaïque a
été repolie.
Bibliographie :
F. BARATTE, Catalogue des mosaïques romaines et
paléochrétiennes du musée du Louvre, Paris, 1978, p.
28 sqq, Ma 1880 et 60 fragments, fig. 17 et 18 p. 29, et fig. 23 p.
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Références dans mon